Lancée fin 2024, la On Cloudsurfer 7 reprend la promesse de la marque helvétique : un daily trainer dynamique propulsé par la mousse CloudTec Phase. Drop annoncé à 10 mm, poids autour de 245 g en taille 42, prix public 170 €. Que vaut réellement cette septième itération selon les retours coureurs et la presse spécialisée ? Synthèse des avis et alternatives concrètes.
On Cloudsurfer 7 : la fiche technique en clair
La Cloudsurfer 7 conserve la construction CloudTec Phase introduite sur la v6 : une mousse PEBA infusée dans des cellules creuses qui se déforment au contact pour produire une transition pied. La marque annonce un poids de 245 g en homme et 200 g en femme, un drop de 10 mm (stack 33 mm talon / 23 mm avant-pied) et une plaque Speedboard interne retravaillée pour mieux pousser à la propulsion. Le prix de lancement est de 170 € sur le site officiel On, ce qui la place dans le segment premium des daily trainers.
Selon les retours publiés sur Running Warehouse, Runner's World et Wide Sole Reviews, la principale évolution par rapport à la v6 tient à deux points : un travail sur la stabilité latérale du talon, et une maille engineered redessinée pour mieux maintenir le médio-pied sans serrer les orteils. Le poids reste comparable à un Brooks Ghost ou un Hoka Clifton, ce qui positionne clairement la Cloudsurfer 7 en daily trainer polyvalent et non en chaussure de compétition. La construction garde la signature visuelle On avec les pods CloudTec visibles sous la semelle.
Sensations et amorti : ce que disent les retours coureurs
Sur la perception d'amorti, les avis convergent : la Cloudsurfer 7 propose un rebond plus dynamique qu'un daily trainer traditionnel à mousse EVA, mais plus ferme qu'une chaussure max-cushion type New Balance 1080 v14. La PEBA infusée dans les CloudTec apporte un retour d'énergie net dans les allures footing à 5'00-5'30/km, sans le côté "trampoline" d'une chaussure carbone. Plusieurs testeurs notent un ride sec mais agréable, particulièrement adapté aux coureurs à attaque médio-pied.
Le revers : plusieurs coureurs signalent que la sensation se tasse plus vite que sur une mousse pleine. Les retours utilisateurs évoquent une durée de vie observée entre 600 et 800 km avant perte sensible d'amorti, en dessous des 900-1000 km souvent affichés sur les Brooks Ghost ou les ASICS Novablast. Pour les gabarits au-delà de 80 kg, la stabilité reste correcte mais la chaussure manque de structure sur les sorties longues en fatigue, selon les avis recueillis sur les forums spécialisés.
Côté upper, la nouvelle maille respire bien d'après les tests des magazines spécialisés. Le chausson est précis, sans pression sur le métatarse, mais le talon reste un point sensible : les coureurs à pied étroit signalent des micro-frottements après 15 km. À essayer en magasin avant l'achat si possible, surtout pour les morphologies de pied atypiques.
Pour qui ? Pour quels entraînements ?
La Cloudsurfer 7 vise le coureur amateur qui cherche une chaussure unique pour 80 % de ses sorties : footing décontracté, séances de seuil modérées, sorties longues jusqu'à 25 km. Elle n'est pas une compétition (trop lourde et plaque non carbone) ni un trainer pur amorti (mousse trop dynamique pour la récupération). C'est typiquement la chaussure du coureur qui sort 3 à 4 fois par semaine sur route et veut un ressenti vif sans renier le confort.
Pour qui ne jure pas par la marque suisse, plusieurs alternatives daily training tiennent largement la comparaison à un prix souvent inférieur. La Brooks Ghost 16 reste la référence du segment daily-amorti : mousse DNA Loft v3, durée de vie longue, fiche utilisateur exceptionnelle. Voir le prix de la Brooks Ghost 16 sur Amazon.
Si on cherche plus de pep et un rebond plus marqué que la Cloudsurfer 7, l'ASICS Novablast 5 utilise une mousse FF Blast Turbo proche d'une PEBA et coûte généralement 30 à 50 € de moins. Voir le prix de l'ASICS Novablast 5 sur Amazon.
Comparatif daily trainers polyvalents
| Marque | Modèle | Prix indicatif | Note Amazon | Drop | Profil |
|---|---|---|---|---|---|
| On | Cloudsurfer 7 | 170 € | — | 10 mm | Daily dynamique mousse PEBA CloudTec |
| Brooks | Ghost 16 | 126 € | 4,6 / 5 | 12 mm | Daily confort, durée de vie longue |
| New Balance | Fresh Foam X 1080 v14 | 113 € | 4,5 / 5 | 6 mm | Max cushion sorties longues |
| HOKA | Clifton 10 | — | 4,6 / 5 | 8 mm | Daily amorti premium polyvalent |
| ASICS | Novablast 5 | 120 € | 4,6 / 5 | 8 mm | Daily dynamique FF Blast Turbo |
Sur ce segment des chaussures route, la concurrence est dense et la Cloudsurfer 7 doit justifier ses 170 € face à des modèles éprouvés vendus 100 à 130 €. Le différentiel se joue principalement sur la sensation CloudTec, qui reste une signature unique sur le marché.
Les alternatives à connaître avant d'acheter
Pour une approche max-cushion qui pardonne plus sur les longues distances et les chevilles fatiguées, la New Balance Fresh Foam X 1080 v14 reste un classique du segment : drop 6 mm, mousse Fresh Foam X retravaillée, semelle Hypoknit qui épouse le pied. C'est une chaussure que les avis utilisateurs plébiscitent pour les sorties au-delà de 20 km. Voir le prix de la New Balance 1080 v14 sur Amazon.
La HOKA Clifton 10 incarne le compromis daily training haut de gamme : amorti généreux grâce à la mousse CMEVA, transition fluide via la géométrie Meta-Rocker, poids contenu autour de 250 g. Selon les avis utilisateurs sur Amazon et les retours coureurs sur Reddit, elle conserve son moelleux jusqu'à 700-900 km. Voir le prix de la HOKA Clifton 10 sur Amazon.
Pour les coureurs qui sortent par tous les temps et veulent une chaussure étanche, la version HOKA Clifton 9 GTX apporte la membrane Gore-Tex sur la base éprouvée de la v9, idéale pour l'hiver, la pluie persistante et les pavés mouillés. Voir le prix de la HOKA Clifton 9 GTX sur Amazon.
Verdict synthétique sur la On Cloudsurfer 7
La On Cloudsurfer 7 confirme la trajectoire de la marque vers des chaussures plus dynamiques sans renier le confort. À 170 €, elle se positionne clairement sur le créneau premium d'un daily trainer signature. Les retours indiquent une chaussure cohérente pour le coureur intermédiaire qui aime un rebond marqué et accepte une durée de vie moyenne autour de 700 km.
Pour qui cherche un meilleur rapport prix-durabilité, les Brooks Ghost 16, ASICS Novablast 5 ou HOKA Clifton 10 restent des choix plus rationnels, vendus 40 à 60 € moins cher selon les périodes et offrant des durées de vie supérieures. La Cloudsurfer 7 vaut surtout si la sensation CloudTec Phase est un critère personnel : c'est une expérience à part, qu'on apprécie ou pas, mais qu'aucune autre marque ne reproduit aujourd'hui sur le marché français.
FAQ
Quelle est la différence entre la Cloudsurfer 6 et la Cloudsurfer 7 ?
La v7 conserve la mousse CloudTec Phase de la v6 mais retravaille la maille upper pour un meilleur maintien latéral, et améliore la stabilité du talon avec un contrefort plus structuré. Le drop reste à 10 mm et le poids ne change quasiment pas selon les fiches On officielles. La différence perceptible se joue sur le confort haut et le maintien, pas sur le ride lui-même.
Pour quel poids de coureur la On Cloudsurfer 7 est-elle adaptée ?
Selon les retours coureurs et la presse spécialisée, la Cloudsurfer 7 fonctionne très bien jusqu'à 80-85 kg. Au-delà, la mousse CloudTec se tasse plus rapidement et la structure devient limitante sur les sorties longues. Les gabarits lourds gagneront à regarder vers une New Balance 1080 v14 ou une HOKA Clifton 10, plus tolérantes en termes de stabilité et de durée de vie de l'amorti.
Combien de kilomètres dure une On Cloudsurfer 7 ?
Les retours utilisateurs estiment la durée de vie réelle entre 600 et 800 km avant perte sensible d'amorti et de rebond. C'est en dessous d'un Brooks Ghost 16 (souvent 900-1000 km) mais cohérent pour une chaussure à mousse PEBA, technologie connue pour offrir plus de retour d'énergie au prix d'une durabilité moindre. Le contrôle visuel des creux CloudTec donne un bon indicateur d'usure.
La Cloudsurfer 7 peut-elle servir pour un semi-marathon ou un marathon ?
Pour un semi-marathon en allure objectif jusqu'à 1h45-2h00, oui, surtout pour un coureur intermédiaire qui privilégie le confort à la performance pure. Pour un marathon, elle reste utilisable en plan finisseur mais perd face à des super-shoes carbone à plaque, nettement plus efficaces sur 42 km. Les coureurs visant un chrono préféreront une Cloudboom Echo 3, une Nike Vaporfly ou équivalent à plaque carbone.